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Paroisses d'Augny/Coin-les-Cuvry/Cuvry/Fleury/Magny/Marly/Pouilly
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 Vous êtes sur le site des communautés de paroisses Saint Jacques en Grande Seille et Saint Vincent de Paul... Son but est de vous transmettre les informations utiles pour connaître la vie des deux communautés qui viennent de se regrouper et y participer. Vous y trouverez donc les dates des cérémonies, un agenda des différents événements, des articles de fond, des liens avec d'autres sites, etc...
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Saint Jacques en Grande Seille et Saint Vincent de Paul regroupent 5 paroisses autour de 7 clochers :
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   - Saint Barthélémy de Coin-les-Cuvry
   - Saint Martin de Cuvry
   - Notre Dame de la Nativité de Fleury
   - Saint Martin de Magny   

   - Saint Brice de Marly - Saint Rémy de Pouilly

                                             

 

 

                                                                                                                   Dimanche 13 août 2017

                                                                                   

                                                                                       Assomption

 

En cette fête de l’Assomption de Marie, j’aime le lyrisme de l’Apocalypse : «Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit, et l’arche d’Alliance apparut. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.» 

Vision cosmique, que l’on retrouve dans l’apparition de Guadalupe au Mexique : Une femme, drapée dans un manteau de soleil, debout sur un croissant de lune très fin, avec une couronne de douze étoiles, comme sur le drapeau européen… Chaque génération vit avec son imaginaire et ses questions. Au temps de l’Apocalypse c’est la persécution, le Mal a un visage précis, celui du pouvoir, nombreux sont les martyrs. Il faut avoir la foi qui franchit la mort. Le dragon a sept têtes comme la ville de Rome a sept collines.

 

Aujourd’hui, la mort, nous la vivons différemment. La médecine a fait de tels progrès que jamais jusqu’ici l’espérance de vie n’a été aussi élevée. Mais le problème s’est inversé : on vit trop longtemps. Des gens de septante ans ont la préoccupation certes de leurs petits enfants (peu nombreux) mais surtout de leurs très vieux parents. « La vieillesse est un naufrage » disait le grand Charles. On ne meurt plus d’un coup mais progressivement, et la séparation se fait petit à petit. La vieillesse n’est plus, comme en Afrique, un signe de sagesse, elle devient honteuse. On célèbre le sport, la jeunesse, la beauté, alors les vieux s’enferment entre eux. Certains, aux Etats-Unis, interdisent l’accès de leurs résidences aux enfants.  La vieillesse serait-elle un péché ? Non, la vieillesse n’est pas un péché, mourir non plus, même de mort lente et dans son lit, tout naturellement. 

Marie, la mère de Jésus n’a pas été martyrisée. Elle a connu d’autres souffrances, voir torturer son fils de trente ans lui a valu le titre de « vierge des douleurs ». Celui qui ne l’a pas préservée de la barbarie d’Hérode et de Pilate ne l’a probablement pas protégée de la faiblesse physique de toute condition humaine. Marie, comme tout le monde aujourd’hui, ou presque, Marie a vieilli. Elle est morte finalement. A quel âge ? Nul ne sait. Pour quelle raison biologique ? Nous ne savons pas non plus et c’est cela qui est intéressant car elle peut avoir tout connu, tout assumé des symptômes de la vieillesse. Pour elle, comme pour nous tous, il faut bien mourir pour pouvoir ressusciter. «A la longue, la vie, c’est mortel !» Un seul point la distingue : l’histoire n’a pas retenu pour elle de tombeau. Ni à Jérusalem ni à Ephèse où, avec saint Jean, elle aurait fini sa vie. La question est donc pour elle la question immédiate de « l’après mort ». Qu’est-elle devenue, où est son corps ? Et la foi des chrétien, plus proche de l’intuition que de la démonstration, celle de l’amour en particulier, a tout de suite perçu que Marie était associée à la Résurrection de son fils, sans attendre la résurrection finale de la récapitulation de l’histoire avec toute l’humanité. Marie anticipe en son corps la victoire de l’amour sur la haine et sur la mort.

 

Le mot « résurrection » n’est cependant pas prononcé, par égard pour nos frères orthodoxes qui parlent de «dormition» et non pas de «mort». Le mot «assomption» se rapproche de l’«ascension».  Marie est «auprès de Dieu» et si l’on imagine celui-ci «en haut», elle est «montée» auprès de Lui. Marie nous précède, on peut dire qu’elle est au-devant de nous. Avec son Fils, elle représente l’humanité en son devenir. Elle représente l’humanité saisie par la résurrection de Jésus, elle qui a représenté l’humanité dans son accueil de l’Esprit, et donné corps au Verbe de Dieu. C’est par elle qu’il est entré dans notre histoire, c’est par lui qu’elle sort de notre histoire et prend corps de gloire. Marie est l’arche d’alliance à laquelle fait allusion l’Apocalypse, elle est le Temple de la présence de Dieu. 

Les litanies, en leur symphonie disent mieux que le langage abstrait de la théologie, à chacun son instrument. Savez-vous de quelle année date le dogme de l’Assomption ?  1950. 1950 ans, voilà le temps qu’il a fallu à l’Eglise pour dire ce qu’elle croyait, depuis toujours et en tout lieu, mais encore confusément.

Comment s’est déroulée l’assomption ?  L’Eglise y croit mais ne sait pas tout ce qu’elle croit. A nous de réfléchir, de méditer : cette femme, c’est l’humanité accomplie, revêtue de la lumière de Dieu. Toute la création la contemple et lui sert de parure : le soleil, la lune et les étoiles soulignent sa beauté. C’est l’Eglise, transfigurée, c’est Marie, en tout premier lieu, la petite fille d’Israël, celle qui a cru à la promesse, celle qui a conçu le Fils de Dieu, celle qui l’a partout accompagné, celle qui est toujours à ses côtés, au pied de la croix et maintenant dans l’accomplissement de sa résurrection.

 

Michel Van Aerde, op

                                 

 

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